- Lieu -
Paris, France (depuis octobre 2006)
Toronto, Ontario (Canada) - de mars 2004 à sept. 2006

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Jérôme et Caroline, deux Français expatriés au Canada pendant 2 ans 1/2. Nous sommes de retour à Paris depuis fin 2006.
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Est-il possible de boire du vin au Canada ? Bien sûr que oui ! Du fin français ? On en trouve sans problème. Mais à quel prix ?
Avant toute chose, il faut préciser qu’en Ontario la vente d’alcool est réglementée par le gouvernement, c'est-à-dire qu’il faut acheter l’alcool dans des magasins spécialisés. Impossible d’en trouver dans un supermarché quelconque.
Pour la bière, c’est le « Beer Store » (pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?!). Pour le vin et autres alcools, il faut faire un détour par le « LCBO » (Liquor Control Board of Ontario, en gros la commission de contrôle de l’alcool de l’Ontario).
Par conséquent, avant d’aller acheter du vin, il faut se rendre sur le site Internet du LCBO pour localiser le point de vente le plus proche de la maison. Pour info, on en a deux à environ 15 minutes (à pieds) de chez nous.
Une fois arrivé à destination, il est très facile de trouver un grand rayon de vins français. Et oui c’est bien connu la France est le pays du bon vin et du fromage. Mais la concurrence est rude ! Les pays comme l’Afrique du Sud, la Chili ou encore l’Australie sont d’excellents producteurs de vins et sont très présents ici.
Le premier prix pour une bouteille de vin (tous pays confondus) est d’environ 9 – 10 $ (soit 6 – 6,66 euros…) et ce n’est que le premier prix… Il est néanmoins possible de trouver quelques bonnes surprises, principalement grâce à ces fameux pays de l’hémisphère sud. Par contre, au regard de ma mince expérience, il vaut mieux éviter les vins français dans cette gamme de prix.
Ensuite, on trouve des vins plus que corrects entre 15 – 20 $ (soit 10 – 13.33 euros). C’est plutôt dans cette gamme de prix que les vins français « entrent en action ». Enfin, la sélection est vraiment très grande au-delà de 20 $. Il y a même un espace « Vintage » (vins supérieurs) avec des tonneaux en bois et tout et tout ! On se croirait presque en France !
Bref, on trouve des bons vins du monde entier au LCBO mais il faut mettre le prix. Ca change d’une bonne petite bouteille de Bordeaux à 4 euros qu’on achète à la dernière minute à Carrefour !
Pour terminer, voici quelques photos des « étrangetés » qu’on peut trouver ici en matière de vin français :
- Le "Bad Dog Red", vin du pays Dog…
C’est vraiment un vin français ! Un syrah cabernet du pays d’Oc. Pour plus d’infos, vous pouvez visiter www.baddogwine.com.
- Le "French Rabbit", un chardonnay conservé en Tétra Pak…
Il fallait quand même qu’on teste ça !
Au final, le résultat n’est pas décevant. En plus c’est pratique pour le rangement dans le frigo.
(Cliquez sur les photos pour agrandir.)
Cheers,
Jérôme, apprenti sommelier…
Cette semaine nous vous faisons découvrir le Territoire du Yukon (au nord-ouest, à côté de l'Alaska): carte.
Site du gouvernement du Yukon.
LE YUKON
Il y a donc bien eu une tornade hier sur Toronto, en fait elle a balayé le sud de l’Ontario. Il n’y a eu aucun blessé sévère apparemment, mais quelques dégâts quand même : toits arrachés, inondations, arbres déracinés etc…
Voici quelques articles de presse :
Français
Anglais
Caroline, depuis son bureau... sans fenêtre.
Depuis que nous sommes ici, nous nous sommes ouverts à ce concept de « double culture ». Pas le choix, nous sommes des « français » au « Canada », alors ces deux cultures aussi différentes soient-elles s’imposent à nous au quotidien. Parfois elles se complètent et parfois elles s’opposent…
Jusque là, on a réussi à s’y retrouver. Je pense que ces deux cultures se complètent dans notre cas : on prend le meilleur des deux, on n’oublie pas « nos racines » et on apprécie cette nouvelle diversité et le simple fait d’avoir le choix entre deux cultures en fonction de nos envies (pratique, hein !?).
Et c’est d’autant plus vrai que nous sommes ici depuis assez longtemps. Car au début, dans la phase de découverte, je pense que le plus important est de s’ouvrir à la culture du pays, pour la découvrir et la comprendre.
C’est pour ça qu’au début on a évité la phase de « recherche effrénée de baguette, de fromage de chèvre, de musique francophone ou autres plaisirs et délices français », et j’en passe et des meilleurs…
« Le restos ? Les boulangeries ? Les croissants ? Les bonnes adresses ? Le dernier CD de Johnny ? Aidez-moi, j’ai peur ! Mais où y sont ????? » Ces différentes interrogations existentielles ne nous ont pas affectées la première année, fort heureusement ! (PS : ça fait cliché la baguette et le fromage mais croyez-moi, parfois ça nous manque !!! Mais je vous rassure, quand on cherche, on en trouve ici).
Bref depuis tout ce temps et après la découverte de « l’autre » culture, aujourd’hui la culture française, « notre culture française », reprend naturellement ses droits. Alors nous nous prenons à apprécier maintenant le bon pain, les restaurants plus européens, comme par exemple manger du bœuf ou du poulet sans que ça soit entre deux tranches de pain :) , etc… On recherche les bonnes adresses francophones et j’écoute même parfois la radio « Chante France » via Internet, ça me permet d’écouter de la bonne-vieille-variété-française et de fredonner à la pause café au boulot : « Il est liiiiiiiiiiiiibre Max! Il est liiiiiibre Max! Y’en a même qui disent qu’ils l’ont vu voleeeeeerrrrrrrrrr ».
Il faut dire que notre culture française a un peu d’avance. Pour ma part, je compte 24 ans en France et un tout petit an et demi au Canada et pour Jérôme c’est 25 ans versus 1 an et demi. Vous voyez ! On ne sera pas de véritables français-canadiens (ou canadiens-français ?) avant 22 ans, le temps que le Canada rattrape son retard !!!?
Je ne sais pas pour l’instant, surtout qu’on ne sait vraiment pas où on sera demain, mais je me rappelle juste de cette petite phrase qui dit: « pour savoir où tu vas, n’oublie pas d’où tu viens… ».